Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a reçu hier mardi le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, au palais présidentiel d’Ittihadiya au Caire, où les deux leaders ont eu des entretiens en tête-à-tête, suivis d’une séance élargie aux délégations des deux parties, apprend-on de la page officielle du porte-parole de la Présidence. Les entretiens ont été suivis d’une conférence de presse au cours de laquelle les deux leaders ont mis l’accent sur les liens historiques entre les deux pays, depuis la libération nationale au siècle dernier. Le Président Al-Sissi a affirmé que les entretiens ont été fructueux et objectifs. Qu’ils ont échangé les points de vue et les visions vis-à-vis des différents dossiers et convenu de renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays. Le Chef de l’Etat a affirmé l’intention des deux pays de booster les relations bilatérales en multipliant les échanges commerciaux tout en travaillant à concrétiser la commission mixte dans les plus brefs délais. Al-Sissi a souligné l’importance du transfert d’expertises égyptiennes pour renforcer la coopération entre les deux pays dans le domaine des ressources hydrauliques. Et le Raïs de renchérir qu’il a affirmé au Président de la RDC que le Nil est une source de coopération et de développement, tout en indiquant avoir passé en revue l’évolution du dossier du Barrage de la Renaissance afin de parvenir à un accord légal contraignant. Le Président Tshisekedi a pour sa part souligné avoir discuté avec le Président Al-Sissi de l’échange d’expertises en ce qui concerne les questions relatives aux eaux du Nil. Il a, à cet effet, informé le Raïs, qu’il avait récemment reçu - séparément - à Kinshasa, la Présidente éthiopienne et les ministres soudanais des Affaires étrangères et de l’Eau. Il a ajouté avoir examiné, avec eux, les questions relatives aux eaux et au Barrage de la Renaissance. Il a également affirmé sa position qui reflète son engagement, à partir de ce samedi, à étudier cette question, parallèlement à sa présidence de l’Union Africaine, afin que les pays voisins ne connaissent aucune tension et poursuivent la coexistence pacifique.